Dazibao Le Podcast

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Bienvenue au Dazibao, le podcast qui vulgarise la recherche en sciences-po !

M.

Bonjour à tous et bienvenue au Dazibao, le podcast qui vulgarise la recherche en sciences-po ! Je m'appelle Marjolaine et deux fois par mois je recevrai des étudiants en master ou en doctorat ainsi que de jeunes docteurs pour parler de leurs mémoires et de leurs thèses en sciences politiques. Avec mes invités nous allons sortir ces travaux passionnants de l'ombre.


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Episode 62 : Alice - Misère sexuelle.

La sexualité peut-elle être pensée comme une question politique ?

C'est autour de cette interrogation qu'Alice Poncet a consacré son mémoire à l'histoire de la notion de « misère sexuelle », de ses origines aux usages contemporains qu'en font notamment certaines communautés masculinistes.

Son travail montre que cette expression, souvent mobilisée aujourd'hui dans les débats sur les incels ou les difficultés de séduction, possède une histoire intellectuelle beaucoup plus ancienne. Des réflexions de Wilhelm Reich sur la répression sexuelle aux critiques féministes des années 1970, en passant par les analyses de Michel Houellebecq sur le « marché amoureux », la notion a constamment changé de sens au gré des contextes politiques.

À partir de l'analyse de milliers de discussions en ligne, cette recherche éclaire également les récits développés par différents groupes masculinistes pour expliquer ce qu'ils perçoivent comme une inégalité d'accès à la sexualité.
Féminisme, immigration, génétique ou évolution des normes sociales : autant d'explications mobilisées pour donner du sens à un sentiment de frustration ou d'exclusion.

Au-delà des controverses, ce travail invite à réfléchir à une question plus large : comment parler des inégalités, des souffrances et des frustrations liées à la vie affective et sexuelle sans naturaliser les rapports de domination ni légitimer des revendications de contrôle sur le corps des autres

Alice Poncet nous parle dans cet épisode de son mémoire de Master 1 en sciences politique, réalisé dans le cadre du séminaire genre et sexualité, approche historique : « Misère sexuelle : analyse d’une notion controversée, de 1966 à nos jours ».
Alice a réalisé cette recherche sous la direction du Professeur Emmanuelle Retaillaud et elle a obtenu pour cet excellent travail Le Prix du mémoire 2025 de Sciences Po Lyon.

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En Bref : Ariane - Le Japon et le déni stratégique.

la version en bref de l'épisode 61 !

Le Japon est-il encore une puissance pacifiste ?

Hausse du budget militaire, capacités de contre-attaque, cybersécurité, missiles longue portée, renforcement des bases militaires : la stratégie de défense japonaise connaît aujourd’hui des transformations majeures.

Au cœur de ces évolutions se trouve une logique de « déni stratégique » : empêcher concrètement une attaque d’être efficace plutôt que menacer un adversaire de représailles massives.

Entre héritage du pacifisme d’après-guerre, tensions croissantes avec la Chine autour des îles Senkaku et multiplication des partenariats sécuritaires dans l’Indo-Pacifique, Tokyo cherche à redéfinir sa posture stratégique sans rompre officiellement avec sa doctrine défensive historique.

Jusqu’où des capacités présentées comme défensives peuvent-elles devenir offensives ?
Peut-on parler d'un réarmement sans remilitarisation ?
Comment le Japon tente-t-il de concilier l'article 9 de sa constitution, ses alliances stratégiques notamment avec les États-Unis et les menaces régionales territoriales qui pèsent sur le pays ?

Ariane Grenet nous parle ici de son mémoire de Master 2 en science politique – relations internationales, « L’évolution du déni stratégique au Japon : élément central dans sa stratégie de dissuasion dans la mer de Chine orientale et méridionale ». Ariane a réalisé ce travail sous la direction du professeur Thierry Balzacq à Sciences Po Paris.

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Musique : Waiting For Nothing by The Fisherman
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Episode 61 : Ariane - Le Japon et le déni stratégique.

Le Japon est-il encore une puissance pacifiste ?

Hausse du budget militaire, capacités de contre-attaque, cybersécurité, missiles longue portée, renforcement des bases militaires : la stratégie de défense japonaise connaît aujourd’hui des transformations majeures.

Au cœur de ces évolutions se trouve une logique de « déni stratégique » : empêcher concrètement une attaque d’être efficace plutôt que menacer un adversaire de représailles massives.

Entre héritage du pacifisme d’après-guerre, tensions croissantes avec la Chine autour des îles Senkaku et multiplication des partenariats sécuritaires dans l’Indo-Pacifique, Tokyo cherche à redéfinir sa posture stratégique sans rompre officiellement avec sa doctrine défensive historique.

Jusqu’où des capacités présentées comme défensives peuvent-elles devenir offensives ?
Peut-on parler d'un réarmement sans remilitarisation ?
Comment le Japon tente-t-il de concilier l'article 9 de sa constitution, ses alliances stratégiques notamment avec les États-Unis et les menaces régionales territoriales qui pèsent sur le pays ?

Ariane Grenet nous parle ici de son mémoire de Master 2 en science politique – relations internationales, « L’évolution du déni stratégique au Japon : élément central dans sa stratégie de dissuasion dans la mer de Chine orientale et méridionale ». Ariane a réalisé ce travail sous la direction du professeur Thierry Balzacq à Sciences Po Paris.

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En Bref : Pablo - Droit à l’autodétermination : les peuples Mapuche et Aymaras.

L' Autodétermination.
Un droit reconnu ; rarement appliqué.

Entre Chili et Bolivie, les trajectoires des peuples Mapuche et Aymaras montrent une réalité plus complexe :
📍 des histoires coloniales différentes
📍 des rapports à l’État inégaux
📍 des capacités de mobilisation contrastées

Depuis les années 1970, les luttes s’internationalisent, le droit progresse et les textes s’accumulent.

Mais sur le terrain, les blocages persistent.
Intérêts économiques, souveraineté des États, rapports de force politiques.
Un écart constant entre reconnaissance juridique et réalité.

Pablo Barnier-Khawam est docteur en science politique depuis avril 2023. Il nous présente ici sa thèse : « L’autodétermination comme principe d’autonomie politique : Histoire et appropriation d’un droit équivoque en Bolivie et au Chili de 1970 à 2019 ».
Pablo a réalisé son doctorat sous la direction du Professeur Thierry Balzacq, à Sciences Po Paris.

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Épisode 60 : Pablo – Droit à l’autodétermination : les peuples Mapuche et Aymaras.

Le droit à l’autodétermination est aujourd’hui solidement inscrit dans le droit international.
Mais entre reconnaissance et application, l’écart reste important.

La comparaison entre les peuples Mapuche au Chili et Aymaras en Bolivie met en évidence des trajectoires profondément différentes, façonnées par l’histoire coloniale, la construction des États et les recompositions politiques.

À partir des années 1970, les mobilisations autochtones se structurent et s’internationalisent, contribuant à faire émerger de nouveaux cadres juridiques.
Pour autant, ces avancées restent largement contraintes.
Souveraineté étatique, exploitation des ressources, rapports de force politiques : autant de facteurs qui limitent leur mise en œuvre.

L’autodétermination apparaît ainsi comme un principe reconnu, mais dont la portée reste inégale.

Pablo Barnier-Khawam est docteur en science politique depuis avril 2023. Il nous présente ici sa thèse : « L’autodétermination comme principe d’autonomie politique : Histoire et appropriation d’un droit équivoque en Bolivie et au Chili de 1970 à 2019 ».
Pablo a réalisé son doctorat sous la direction du Professeur Thierry Balzacq, à Sciences Po Paris.

Chapitrage

00:00:58 - Introduction et problématique
00:15:26 - Méthode comparative : Mapuche / Aymaras
00:21:07 - Héritages coloniaux et construction des États
00:33:00 - Théorisation et émergence de l’autodétermination
00:55:22 - Ruptures politiques et recompositions
01:15:02 - Internationalisation, limites et enjeux contemporains

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